Le père Pedro le 16 juin de passage en Vendée et Loire-Atlantique, avant le Morbihan, le 18 juin, ici aux côtés de Marietta Boonefaes, épouse de Patrick Boonefaes, fondateur de l'association Vendée-Akamasoa, et son nouveau président : Guillaume Berteau (Reproduction interdite sans autorisation)
Depuis 50 ans, le père Pedro Opeka œuvre comme prêtre catholique lazariste missionnaire auprès des plus pauvres de Madagascar, où il a créé son village salvateur « Akamasoa », depuis presque 40 ans, venant en aide ainsi déjà à plusieurs dizaines de milliers de personnes. Même le pape François, son ancien professeur de littérature au séminaire à Buenos Aires (Argentine), a rendu hommage à Pedro Opeka, le 8 septembre 2019, en se rendant à Akamasoa. Le père Pedro, en tournée 2026 en France pour sensibiliser à sa cause et récolter des fonds pour ses actions humanitaires, a répondu à nos questions, tout en résumant son état d'esprit en une phrase : « Nous devons nous entraider ; je ne repars jamais les mains vides pour les enfants, les jeunes et les peuples pauvres Malgaches, patrimoine de l’humanité ! » martèle le père Pedro Opeka.
INTERVIEW EN TROIS QUESTIONS
- Père Pedro, chaque année, vous venez en France, dans l’Ouest, en Belgique et en Europe, sensibiliser à votre grand œuvre à Akamasoa (Madagascar), votre ville salvatrice contre la misère contre la misère et la pauvreté depuis près de 40 ans, pour venir en aide et protéger les plus démuni(e)s de l’île rouge : vous avez transformé alors une ancienne décharge véritablement en une cité de la dignité, et les soutiens financiers de vos mécènes et donateurs pour subvenir à ses besoins en sont le nerf de la guerre ?
Père Pedro : « Oui, car chaque année, même avec la meilleure volonté du monde, et l’aide magnifique et régulière de bénévoles qui nous soutiennent, de mécènes et de généreux donateurs, la nécessité de mes voyages reste l’urgence ! Il y a à Madagascar, 4ème île du monde, presque grande comme la France, trente-et-un million d’habitants, et 75 % de pauvreté ! Avec beaucoup de jeunes, d’enfants, comme en Afrique et ailleurs : des personnes humaines qui sont aussi le patrimoine de l’humanité ! Il faut donc prendre son bâton de pèlerin encore et toujours ! ».
L'association Vendée-Akamasoa à Madagascar, ici en 2019 pour l'accueil du pape François. À gauche : Guillaume Berteau. À droite : Patrick Boonefaes (Reproduction interdite sans autorisation)
- Pour sensibiliser à la cause des Malgaches et au financement d’Akamasoa à Madagascar, vous allez à la rencontre du public lors de vos conférences cette année 2026 encore, comme depuis 15 ans, à Reims dernièrement, ou le 16 juin à Aigrefeuille-sur-Maine (Loire-Atlantique) avec l’association Vendée-Akamasoa, ou le 18 juin, à Auray (Morbihan) en partenariat avec le Rotary Club et Les Amis du Père Pedro en France. Quel est votre message ?
Père Pedro : « Nous devons nous entraider pour éradiquer tant que possible la pauvreté, et partout où je passe lors de ma venue annuelle notamment en France et en Europe, depuis une quinzaine d’années, l’auditoire repart toujours ému en entendant l’histoire d’Akamasoa, ses besoins énormes au quotidien, le travail qui reste à faire, et moi je ne reviens jamais les mains vides à Madagascar. Les gens prennent conscience de la situation précaire des Malgaches, entre autres, et veulent aussi participer à nos actions caritatives. Mais à Akamasoa, notre mission est aussi de nous sortir de la pauvreté par le travail, comme notre carrière de pierres ou la construction nous-mêmes des maisons, par l’éducation de la jeunesse également et la discipline au quotidien pour rester des femmes et des hommes libres. »
CLIQUER SUR LES PHOTOS : Le père Pedro à Aigrefeuille-sur-Maine (Loire-Atlantique), le 16 juin, conférence organisée par Vendée-Akamasoa, a mobilisé quelque 150 personnes (Reproduction interdite sans autorisation)
- Père Pedro, votre bilan en 2025 est aussi gigantesque que la pauvreté à Madagascar : 22 villages depuis les débuts d’Akamasoa, 9 132 personnes passées par vos centres d'accueil, 21 529 enfants scolarisés, 4 264 logements et 3 740 emplois. Mais vos tournées en Europe sont motivés par l'urgence des besoins, encore et toujours. Quels sont vos projets pour 2026 et à l’avenir, et comment vous aider ?
Père Pedro : « Et je veux remercier les gens car ils sont généreux pour les plus pauvres ! Nos objectifs les plus urgents sont de poursuivre l’édification de nouveaux logements. La santé et l’éducation aussi, car à Madagascar, ces trois choses sont du luxe ! Malgré nos dispensaires, cinq maternités, de petits hôpitaux (*), il faut aller plus loin pour la santé, comme aussi pour l’éducation de 21 529 enfants scolarisés à ce jour, et leur fonctionnement : nos moyens financiers ne sont pas extensibles. Nous avons besoin d’aide en permanence, comme aussi pour une centaine de maisons de nos débuts, dont nous devons refaire les toitures, toutes les aides et tous les dons possibles sont les bienvenus car cela est urgent ! Les donateurs peuvent s’adresser à nos fidèles partenaires et relais, notamment : l’association Vendée-Akamasoa (PARTICIPER - site sécurisé - en cliquant ici) ou par Les Amis du père Pedro en France de Meaux (Seine et Marne). Merci à toutes et à tous ! ».
(*) En 2024, le Département de la Vendée a participé à l’élaboration d’un hôpital de 800 m2 et de 35 lits (dont 15 en maternité) qui a vu le jour à Antolojanahary, à environ 80 km de la capitale malgache Antananarivo. Les travaux de cet établissement ont été financés à hauteur de 150 000 euros par le Département de la Vendée.
CLIQUER SUR LES PHOTOS : l'association Vendée-Akamasoa en assemblée générale, et au centre : le père Pedro avec quelques membres (Reproduction interdite sans autositation)