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À Madagascar, la vie s'organise, ou se désorganise, face à la pandémie de coronavirus...

Publié le par Vendée-Akamasoa

À Madagascar, les travailleurs pauvres tentent de fuir la capitale, Antananarivo. Face à l’épidémie de coronavirus et au confinement, ils ne peuvent plus travailler. L’exode vers les campagnes est leur seule solution…

Le «  business » autour du coronavirus se porte bien et certains commerçants réalisent de bonnes affaires : « Avant, je vendais du dentifrice et je gagnais 10 000 ariarys par jour (2,50 euros). Maintenant que je vends des masques, je rentre chez moi avec 30.000 ariarys chaque nuit (7,50 euros) », avoue Tsiry Salesman, un commerçant.

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Pandémie du coronavirus : inquiétude aussi à Akamasoa

Publié le par Vendée-Akamasoa

Pendant l'épidémie à Madagascar, le père Pedro reste au plus près de ses protégé(e)s (Reproductions des photos interdites sans autorisation)

Pendant l'épidémie à Madagascar, le père Pedro reste au plus près de ses protégé(e)s (Reproductions des photos interdites sans autorisation)

« Vendredi 20 mars 2020, le président de la République s’est adressé officiellement à tout le peuple de Madagascar pour annoncer que le Coronavirus est déjà présent dans le pays par trois personnes testées positives. Dans cette même allocution, le président a interdit tout rassemblement des personnes, des  compétitions sportives, et a aussi décrété la fermeture de toutes les écoles. La Conférence des Évêques de Madagascar par intermédiaire du Cardinal avait demandé aux chrétiens de ne pas se rendre à la messe le dimanche à l’Église mais de prier en famille dans leurs maisons. Ainsi le père Pedro a dû célébrer l’eucharistie à Akamasoa sans la présence physique du Peuple de Dieu. C’était vraiment étonnant et indescriptible de voir ce lieu de prière vide quand d’habitude est toujours plein d’enfants, de  jeunes, d’adultes et des frères et sœurs touristes de plusieurs pays. »

Pedro Opeka célèbre lui aussi la messe seul, dans cet espace d'habitude bondé de plusieurs milliers de fidèles.

Pedro Opeka célèbre lui aussi la messe seul, dans cet espace d'habitude bondé de plusieurs milliers de fidèles.

« Le président a encore parlé le dimanche soir 22 mars pour annoncer des nouvelles mesures restrictives pour faire barrage à la pandémie à Madagascar. Ce même soir, il a décrété « l’état d’urgence sanitaire » et aussi le confinement de toutes les personnes dans leurs maisons. Cela veut dire que beaucoup de lieux de travail seraient fermés et les ouvriers devraient rester à la maison. La population la plus vulnérable qui est la plus nombreuse dans la capitale a commencé à se plaindre du confinement en disant : Si nous ne travaillons pas, qu’est ce que nous allons manger ? Tout de suite, le président a créé un « plan social » pour aider cette couche de la population la plus pauvre et délaissée. La réalisation de ce plan social pourra amener des problèmes de sécurité puisque un peuple affamé est difficile à maitriser. Il nous faudra apprendre à aider d’une façon effective dans le plus grand ordre cette population en difficulté quotidienne. »

« À Akamasoa, depuis 21 mars, nous nous réunissons tous les matins avec le corps médical, les éducateurs, les responsables de villages pour faire le point sur la situation parmi les familles d’Akamasoa. Nous avons décidé à suivre toutes les mesures officielles demandées par le président de la République pour lutter efficacement contre le virus Covid19. Nous sentons parmi  les responsables d’Akamasoa un sentiment profond de responsabilité et une prise de conscience profonde de la gravité du moment. Nous constatons également que des nouvelles solidarités d’entraide naissent parmi les familles. « L’amour est inventif à l’infini » disait Saint Vincent de Paul. Mais  nous nous apercevons que le confinement n’est pas suivi correctement parmi les familles les plus pauvres, puisque la lutte pour la survie est plus forte que la loi de l’État. En plus, ces familles démunies, ce sont elles qui ont le plus grand nombre d’enfants. Et comment confiner tant de petits enfants à être enfermés dans des maisons de 10 à 30 m2 ? La plus grande partie de notre population vit le jour au jour. Personne ne possède un stock de nourriture dans leurs maisons. »

Pandémie du coronavirus : inquiétude aussi à Akamasoa

« Cette pandémie pourrait bien changer notre manière de vivre, de pensée, d’agir et de partager  dans chaque pays, dans chaque paroisse, dans chaque institution, dans chaque entreprise et dans chaque famille. Pour des personnes qui savent réfléchir, rien ne sera plus pareils comme avant. Depuis des années, nous voyons un peu partout un laisser-aller et indifférence face aux problèmes sociaux, un manque de responsabilité dans la vie de tous les jours et une légèreté de relations humaines, et tout cela se manifestera actuellement par une indiscipline des personnes qui veulent toujours en faire à leur guise. Cet incivisme, nous allons le subir tous ensemble, mais il n’est jamais trop tard devant une pandémie de changer, de revenir vers les valeurs du respect mutuel, du respect du bien commun et de nous donner tous ensemble la main pour vaincre cette maladie. Pour faire face à un tel péril comme le Covid19,  il faut d’abord être vrai et dire la vérité sur tous les domaines de la vie sociale, respecter la transparence, chercher à tout prix l’unité et accepter la discipline. Sans cela on ne peut pas arrêter ce fléau. »

«À Akamasoa, avec les responsables et tout le peuple, nous allons faire de notre mieux pour unir toutes nos forces et rester ensemble pour lutter contre cette pandémie. Plus que jamais, la prière est une force qui nous aide à garder l’espérance pour avancer et tenir debout.

Ensemble prions les uns pour les autres.

Que Dieu nous protège et nous bénisse. »

Avec le père Pedro, toute l’équipe d’Akamasoa.

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Pandémie de coronavirus COVID-19 : le père Pedro visite les habitants dans le quartier de Mangarivotra

Publié le par Vendée-Akamasoa

Photos Ana Soberon

Photos Ana Soberon

À Madagascar aussi, le confinement contre la pandémie de Covid-19 bouleverse la vie des habitants et particulièrement des plus pauvres, comme à Akamasoa.

Le père Pedro envoie des nouvelles et des images de sa visite aux habitants, "dans le quartier de Mangarivotra"

À LIRE SUR LE COMPTE FACEBOOK D'ANA SOBERON CLIQUEZ LÀ

Pandémie de coronavirus COVID-19 : le père Pedro visite les habitants dans le quartier de Mangarivotra

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Le message du père Pedro devant la carrière vide de Bemasoandro, à cause du confinement aussi à Madagascar

Publié le par Vendée-Akamasoa

Le père Pedro seul, jeudi 26 mars 2020, dans la carrière de Bemasoandro, vidée par la coronavirus avec le confinement à Madagascar (reproduction interdite sans autorisation)

Le père Pedro seul, jeudi 26 mars 2020, dans la carrière de Bemasoandro, vidée par la coronavirus avec le confinement à Madagascar (reproduction interdite sans autorisation)

 « Chers amis, jeudi 26 mars 2020, je suis passé dans la carrière de Bemasoandro où travaillent 380 personnes tous les jours. En cette période de confinement, personne, sauf le silence et une légère brise » constate le père Pedro (photo ci-dessus) en ces temps graves pour pandémie de Coronavirus, et où les Malgaches sont aussi touchés par l'épidémie et des mesures drastiques pour s'en préserver. Le travail supprimé touche davantage encore les plus pauvres...

La "Cathédrale" carrière de pierre creusée au fil du temps par les protégé(e)s du père Pedro (Reproduction interdite sans autorisation)

La "Cathédrale" carrière de pierre creusée au fil du temps par les protégé(e)s du père Pedro (Reproduction interdite sans autorisation)

La carrière, comme cette autre carrière symbolique où Pedro Opeka fait la messe en plein air ; une image biblique d'une "cathédrale" à ciel ouvert dont les habitants d'Akamasoa sont les fondations colorées.

Symbole de son engagement, le père Pedro célèbre ses messes dans une immense carrière, donc, où son association dès le départ a durement récupéré les pierres des bâtiments édifiés notamment pour héberger les pauvres. Un lieu qu’il a baptisé la Cathédrale : « C'est la cathédrale. Nous l'appelons une cathédrale parce qu'Akamasoa était plantée sous terre. En Europe, une cathédrale est construite sur le sol. Celle d'Akamasoa a été creusée à la main. »

Image biblique à Akamasoa, la cathédrale du père Pedro, carrière de pierres creusée par les pauvres pour édifier des bâtiments au fil des années (Reproduction interdite)...

Image biblique à Akamasoa, la cathédrale du père Pedro, carrière de pierres creusée par les pauvres pour édifier des bâtiments au fil des années (Reproduction interdite)...

Le dimanche 8 septembre 2019, le pape François est venu prier avec les travailleurs et travailleuses à Akamasoa : « Que nos enfants ne soient pas contraints à travailler, mais puissent aller à l’école ». C’est l'une des suppliques adressées par le Saint-Père au Seigneur lors de sa visite à la carrière de granit de Mahatazana, dont l’exploitation fait partie des activités de la Cité de l’Amitié du père Pedro.

↓ VOICI LA VIDÉO DU PAPE LORS DE SA PRIÈRE À LA CARRIÈRE DE MAHATAZANA LE DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2019 ↓

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Interview radio RCF : le père Pedro Opeka, ami des pauvres de Madagascar

Publié le par Vendée-Akamasoa

Samedi 28 Septembre 2019, le père Pedro a fêté ses 44 ans de sacerdoce, avec une messe à Andralanitra, à 6 h du matin... (reproductions interdites sans autorisation).

Samedi 28 Septembre 2019, le père Pedro a fêté ses 44 ans de sacerdoce, avec une messe à Andralanitra, à 6 h du matin... (reproductions interdites sans autorisation).

Invité de Thierry Lyonnet sur la radio RCF, le père Pedro permet à des milliers de personnes de sortir de la misère à Madagascar : "Je me suis identifié à Jésus, ami des pauvres et homme simple"

- LIRE EN CLIQUANT → ICI

- ET ÉCOUTER PAR LE LECTEUR CI-DESSOUS ↓

Interview radio RCF : le père Pedro Opeka, ami des pauvres de Madagascar

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Prix Liberté 2020 : le père Pedro en lice, si vous avez de 15 à 25 ans, votez jusqu'au 6 juin 2020

Publié le par Vendée-Akamasoa

Le père Pedro a été honoré en 2019 aux 30 ans d'Akamasoa © Présidence de la République de Madagascar

Le père Pedro a été honoré en 2019 aux 30 ans d'Akamasoa © Présidence de la République de Madagascar

Prix Liberté 2020, organisé par la région Normandie (France) : qui succèdera à Greta Thunberg, prix 2019 ? Parmi les trois finalistes, le père Pedro est en lice. Les jeunes de 15 à 25 ans peuvent voter jusqu'au 6 juin 2020. Tout est expliqué là ↓...

Pendant deux jours à Caen (France), 24 jeunes venus de treize pays ont composé le jury du Prix Liberté 2020, 2ème édition. Trois dossiers de combat récent pour la paix ont été choisis, parmi 167 candidatures de personnes ou d'ONG, portées par des jeunes du monde entier. Dont le père Pedro Opeka, finaliste !

LES TROIS FINALISTES

1- Loujain Al Hathloul, incarcérée parce qu’elle a pris le volant…

Née en 1989, Loujain Al Hathloul est une militante saoudienne des droits des femmes dans son pays. En 2014, elle a été arrêtée une première fois pour avoir tenté de passer la frontière entre les Emirats arabes unis et l’Arabie Saoudite au volant d’une voiture. Elle fut libérée après 73 jours de prison. Mais de nouveau arrêtée en mai 2018 pour avoir bravé l’interdiction pour les femmes de conduire dans le royaume, elle est depuis toujours incarcérée. Sa famille a déclaré à de nombreuses reprises que Loujain a été victime d’actes de torture et de violences sexuelles au cours de sa détention. Après un simulacre de procès en mars 2019 (ni avocat, ni charges claires), Loujain reste en prison.

- La nomination de Loujain Al Hathloul a été proposée par les jeunes du Cifac de Caen et du lycée Charles-de-Gaulle de Caen.

2- Le père Pedro Opeka sort les Malgaches de la pauvreté

Né en 1948 en Argentine, le père Pedro Opeka visite pour la première fois Madagascar en 1970 avant de s’y installer en qualité de prêtre à partir de 1975. Il fait de la lutte contre la pauvreté son combat quotidien. En 1989, il crée l’association Akamasoa, « les bons amis » en malgache, pour intensifier sa lutte contre la précarité. L’association propose des hébergements dignes (3 000 maisons réparties entre 22 villages) ainsi qu’un travail convenablement rémunéré. Depuis sa création, plus de 500 000 personnes ont été accompagnées par l’association.

- La nomination du père Pedro a été proposée par plusieurs jeunes dont une ancienne membre du Jury du Prix Liberté en 2019.

3- Me Nasrin Sotoudeh, l’avocate iranienne spécialisée dans la défense des droits de l’Homme condamnée à la réclusion et aux coups de fouet

Née en 1963 en Iran, Nasrin Sotoudeh est une éminente avocate iranienne spécialisée dans la défense des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Elle a défendu des activistes et des hommes politiques de l’opposition, ainsi que des prisonniers condamnés à la peine de mort pour des crimes commis lorsqu’ils étaient mineurs. Arrêtée une première fois en 2010, elle est condamnée à 11 années de prison et à l’interdiction d’exercer sa profession d’avocate. Graciée en 2013, elle est de nouveau arrêtée en 2018 et condamnée à 38 ans de réclusion et à 148 coups de fouet pour avoir défendu les droits des femmes et protesté contre la législation qui impose le port du hijab (voile) en Iran. Depuis lors, la communauté internationale réclame sans relâche sa libération.

- La nomination de Nasrin Sotoudeh a été proposée par des jeunes des lycées Saint Just 3 de Lyon et Arcisse-de-Caumont de Bayeux.

Comment voter ?

Le ou la lauréate du Prix Liberté 2020 sera désigné(e) à l'issue d'un vote international en ligne jusqu'au 6 juin 2020.

Il est ouvert aux jeunes de 15 à 25 ans.POUR VOTER CLIQUEZ ICI

La remise du Prix Liberté aura lieu à l’Abbaye aux Dames à Caen dans le cadre du Forum Normandie pour la Paix. Le ou la lauréat(e) recevra un chèque de 25.000 euros pour défendre sa cause ainsi qu’un trophée réalisé par le lycée Napoléon de L’Aigle.

POUR EN SAVOIR PLUS (la plaquette) ↓↓↓

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Père Pedro : rapport d'activités 2019 et projets 2020

Publié le par Vendée-Akamasoa

©Reproductions interdites sans autorisation©Reproductions interdites sans autorisation

©Reproductions interdites sans autorisation

L'année 2019 restera dans les annales de l'histoire d'Akamasoa, du père Pedro, de son équipe et de ses protégés !

Évidemment, la visite du pape François le 8 septembre 2019 restera un évènement pour Akamasoa, en même temps que Madagascar, où plus d'un million de fidèles sont venus de tout le pays pour assister à la messe à Soamandrakisay et Antananarivo !

- Le père Pedro vous offre de retrouver tous les évènements illustrés de l'année 2019 EN CLIQUANT ICI

- ET LE PDF EN LIEN (BLEU) DU RAPPORT D'ACTIVITÉS DE L'ANNÉE 2019 ET DES PROJETS 2020 À AKAMASOA,

CI-DESSOUS → ↓ ↓ ↓

©Reproductions interdites sans autorisation©Reproductions interdites sans autorisation

©Reproductions interdites sans autorisation

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La société Panzani, mécène du père Pedro, en visite à Akamasoa

Publié le par Vendée-Akamasoa

La société Panzani, mécène du père Pedro, en visite à Akamasoa

Début février 2020,  le 1er des 7 containers de pâtes (135  tonnes au total) envoyés par l’association Vendée-Akamasoa à Madagascar est arrivé à destination (lire sur ce blog au 11 février 2020).

Les 135 tonnes de pâtes sont offertes par la société Panzani, dont des responsables de l'équipe internationale, basés à Lyon (France), et parmi lesquels Yann Laban, sont passés par Akamasoa.

Visite en images avec le père Pedro, qui a pu faire découvrir le travail de son équipe et les besoins de ses protégés.

La société Panzani, mécène du père Pedro, en visite à Akamasoa
La société Panzani, mécène du père Pedro, en visite à Akamasoa
La société Panzani, mécène du père Pedro, en visite à Akamasoa
La société Panzani, mécène du père Pedro, en visite à Akamasoa
La société Panzani, mécène du père Pedro, en visite à Akamasoa
La société Panzani, mécène du père Pedro, en visite à Akamasoa
La société Panzani, mécène du père Pedro, en visite à Akamasoa

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1er container sur 7 de pâtes offertes par Panzani chez le père Pedro !

Publié le par Vendée-Akamasoa

1er container sur 7 de pâtes offertes par Panzani chez le père Pedro !

Arrivée à Akamasoa, en ce début février 2020, du 1er des 7 containers de pâtes (135  tonnes au total) envoyés par l’association Vendée-Akamasoa. Les 135 tonnes de pâtes ont été offertes par la Société Panzani, et le transport, financé par un très généreux donateur : merci Rémy.

Un grand merci également à Patrick Adam de Villiers pour son aide précieuse sur le volet logistique.
Une aide alimentaire essentielle pour les milliers d'enfants d'Akamasoa pour lesquels le Père Pedro se bat depuis 30 ans ! : « La représentante de Panzani à Antananarivo est venue sur place à l’arrivée du container, et a souhaité une réception officielle avec quelques photos souvenirs », se réjouit le père Pedro, qui se fait un plaisir d’en partager quelques-unes sur notre site officiel.

1er container sur 7 de pâtes offertes par Panzani chez le père Pedro !
1er container sur 7 de pâtes offertes par Panzani chez le père Pedro !
1er container sur 7 de pâtes offertes par Panzani chez le père Pedro !
1er container sur 7 de pâtes offertes par Panzani chez le père Pedro !
1er container sur 7 de pâtes offertes par Panzani chez le père Pedro !
1er container sur 7 de pâtes offertes par Panzani chez le père Pedro !
1er container sur 7 de pâtes offertes par Panzani chez le père Pedro !
1er container sur 7 de pâtes offertes par Panzani chez le père Pedro !

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Bilan 2019 à Akamasoa du père Pedro en forme de voeux 2020

Publié le par Vendée-Akamasoa

La visite du pape François à Akamasoa le 8 septembre 2019 restera un évènement majeur pour le père Pedro et ses protégés (photo reproduction interdite).

La visite du pape François à Akamasoa le 8 septembre 2019 restera un évènement majeur pour le père Pedro et ses protégés (photo reproduction interdite).

En ce début d’année, le père Pedro revient sur l’ensemble des réalisations de l’année écoulée, des évènements comme la venue du pape François à Akamasoa, le 8 septembre 2019 ; Jorge Mario Bergoglio fut d'ailleurs le professeur du Pedro Opeka en Argentine... Le père Pedro évoque les projets pour 2020.

« Chers amis, cette année 2019 est une année qui restera dans les annales de l’histoire d’Akamasoa (LIRE EN CLIQUANT ICI→). Nous avons vécu tant de belles choses que nous remercions Dieu de nous avoir aidés et protégés.

2019 a commencé par l’arrivée au pouvoir du nouveau président Andry Rajoelina. J’ai été personnellement invité au stade Mahamasina pour la prise de fonction officielle du nouveau président et pour son premier discours. Il s’est adressé à son peuple et leur a dit : « Je ne fais pas de promesses, je fais un serment avec vous et je l’accomplirai ». Très rapidement, il a commencé à faire des nouvelles routes et de nouveaux forages d’eau pour la ville d’Antananarivo et pour le sud de Madagascar. Il a décidé aussi de s’attaquer concrètement à la corruption et à la forte insécurité qui règnent dans tout le pays.

Un autre moment important et crucial dans la vie de Madagascar, mais aussi dans celle d’Akamasoa, fut la visite du pape François, le 8 septembre 2019. Sa visite a éveillé un tel intérêt, une telle joie dans toute la population Malagasy ! Plus d’un million de fidèles sont venus de tout le pays pour participer à la Messe qui a eu lieu à Soamandrakizay à Antananarivo !

Nous avons eu le bonheur de l’avoir avec nous et de pouvoir lui faire visiter le village d’Akamasoa. Cela nous tenait tellement à cœur qu’il puisse voir de ses propres yeux le travail accompli ici par l’association, mais surtout qu’il puisse se rendre compte de la pauvreté de ce pays et de tout ce qu’il reste encore à accomplir. Nous avons vécu des moments forts avec lui notamment la rencontre avec plus de 8.000 jeunes, réunis là où le peuple d’Akamasoa prie tous les dimanches. Tous ces jeunes ont reçu le Saint Père avec une joie indescriptible.

Le pape lui-même a été saisi de cette joie que les jeunes et les enfants lui ont démontrée. Il nous a dit que nous étions les Apôtres de la lumière, née dans ce lieu d’exclusion et de souffrance, et qu’il fallait porter cette lumière dans tout le pays et au-delà de ses frontières ! Quel beau message !

Il est allé ensuite en papamobile jusqu’à la statue du Sacré-Cœur, afin de rencontrer les ouvriers de la carrière. Il y avait une foule immense d’environ 30.000 personnes pour l’accueillir, l’acclamer, l’écouter et surtout, recevoir sa bénédiction. Le pape était très ému. Durant tout le trajet, sur une route de 2 km, la foule était là pour crier sa joie et lui montrer son amour.

Ce fut une visite inoubliable qui restera gravée dans le cœur de nos enfants, des jeunes et de leurs parents. Cela ne peut arriver normalement qu’une seule fois dans une vie, que le pape puisse visiter un lieu comme Akamasoa. Il nous a donné, en plus, une aide très importante pour continuer à construire « la Ville de l’Amitié » comme il dit lui-même en parlant d’Akamasoa !

À nouveau une date à retenir :

la fête des 30 ans d’Akamasoa le 29 septembre 2019 ! Le matin nous avons fait une très belle messe d’action de grâce devant beaucoup de visiteurs venus spécialement pour cet évènement : des amis de La Réunion, de France, d’Allemagne, de Slovénie, d’Argentine, d’Autriche…

L’après-midi, les jeunes de tous les centres scolaires ont préparé un mouvement d’ensemble, une danse, qui était d’une grande beauté et les mots nous manquent pour la décrire. Cette fête a était honorée par la présence du président de la République accompagné de quelques ministres, des ambassadeurs de l’Union européenne et de la France ainsi que du nonce apostolique de Madagascar.

À cette occasion, de jeunes étudiants ont pris la parole pour dire clairement qu’ils étaient prêts à lutter pour un avenir meilleur, à exiger de l’Etat plus de vérité, plus de présence dans ce dur combat contre la pauvreté.

Le nonce apostolique ainsi que le président de la République ont pris, chacun leur tour, la parole, pour souligner tout le travail accompli à Akamasoa et pour nous encourager à poursuivre notre action auprès des jeunes, et ce, dans l’intérêt général de la Nation.

Monsieur Andry Rajoelina nous a surpris en nous donnant la plus haute distinction malgache : « La Grande Croix de l’Ordre National du Mérite » pour les 30 années de vie consacrée aux plus pauvres du pays. C’est une vraie reconnaissance pour le peuple et tous les membres de l’Association Akamasoa.

Au mois de novembre, ce sont les Évêques de Madagascar qui ont, à leur tour, dénoncé la corruption, la gabegie d’une partie des élus et les abus de pouvoirs. Les victimes sont toujours les personnes les plus pauvres et surtout les enfants qui ne voient jamais leur niveau de vie s’élever. Ils ont encouragé tous les fidèles à travailler dans la vérité, à croire et à espérer, contre toute attente !

Le travail réalisé en 2019 :

Construction : 98 logements, 1 Lycée à Mahatsara, 1 bâtiment pour les malades, Esplanade du Pape François à Mahatazana, 1 terrain de foot à 7 à Mahatsara avec pelouse synthétique, 3 épiceries à Mangarivotra, 1 Bibliothèque à Andralanitra, 10 toilettes à Vangaindrano, 1 pont à Lovasoa, construction des toilettes pour biogaz à Mahatsara, finition de l’extension de mur de soutènement pour spiruline. Aménagement : 1 route pavée à Antolojanahary, réhabilitation de la route pavée au centre de Manantenasoa, des murs de soutènement à Lovasoa et à Andralanitra, des sentiers en béton à Lovasoa et à Tsaramasoandro, 1 km de trottoir à Mangarivotra. Réhabilitation : le magasin de stockage et le dispensaire d’Andralanitra, peinture du terrain de foot à Andralanitra, les logements et l’école maternelle de Vangaindrano. Eaux et électricité : Système solaire à Safata avec 800 lampes distribuées par JIROVE, construction d’une centaine de poteaux électriques en béton de 9m et 12m, construction de 4 puits à Mangarivotra, forage à Ankadisarotra pour alimenter le centre de Manantenasoa, installation photovoltaïque de trois CSB2, Tsiroanomandidy, Arivonimamo, Anosiavaratra et la maison Lazaristes à Mahatsara. Confection : confection de centaines de tables, bancs et chaises pour les écoles ainsi que des lits pour le centre d’accueil, confection des passerelles métalliques à Ampasimaneva. Reboisement : création d’une pépinière à Antolojanahary, reboisement de 10.000 arbres.

Les projets pour 2020 :

Nous voulons construire 100 logements (EXEMPLE ICI), 10 nouvelles salles de classes ; 2 bibliothèques, 2 bureaux du Proviseur, 2 salles des professeurs pour les lycéens à Mahatsara et Antolojanahary ; 1 restaurant universitaire, une cafeteria pour l’école supérieure, 1 km de trottoir, 1 km de caniveau, 1 km de route pavée, des nouveaux murs de soutènement, 2 ponts, 1 Hostel au Centre de Manantenasoa pour recevoir les visiteurs, 150 nouvelles latrines et douches, et finir le collège de 9 salles de classes à Vangaindrano (commencé en 2019). Nous souhaitons également réhabiliter une centaine de maisons qui ont plus de 30 ans, confectionner plus de 800 tables et bancs, construire 5 nouveaux terrains de foot à 7, repeindre plusieurs écoles primaires et collèges, reboiser nos terrains avec plus de 15 000 arbres, continuer l’adduction d’eau, étendre encore le réseau d’électricité dans les villages d’Akamasoa et nous devons aussi poursuivre toutes les aides que nous apportons à des milliers de malades tous les ans avec nos projets de santé.

Conclusion

Plus que jamais nous comprenons que ce travail de réinsertion sociale des plus démunis que nous menons depuis 30 ans est difficile. Nous n’en verrons certainement les fruits qu’après la 2ème ou 3ème génération. Personne ne peut imaginer tous les problèmes et souffrances que nous devons affronter chaque jour. Nous nous battons pour l’emploi, l’éducation, la scolarisation, la santé, la sécurité, le respect de l’environnement. Nous luttons contre la drogue, l’alcool, la violence quotidienne. Changer la mentalité, c’est ce qu’il y a de plus dur ! Mais dans cette pauvreté qui dépasse l’entendement, il nous faut réagir et nous engager davantage, au risque de notre vie.

Nous sommes décidés à continuer notre engagement auprès des plus pauvres car nous voulons les accompagner sur un chemin vers une vie plus digne et plus respectueuse.

Nous espérons vivement, et nous voulons croire, que le nouveau gouvernement fera progresser les grandes villes tout en développant l’économie des campagnes qui sont jusqu’à maintenant injustement oubliées de tous les responsables d’État. Il faut agir plus vite. Le nouveau président a annoncé qu’à partir de maintenant Madagascar serait connu comme étant un pays qui irait à grande vitesse. Nous souhaitons que cela se réalise et que ce ne soient pas de veines paroles.

L’éducation est un grand défi pour nous. Nous avons cette année atteint le nombre record de 15.000 élèves. C’est une grande responsabilité que d’avoir cette foule de jeunes à former et à préparer pour qu’ils connaissent un avenir meilleur. À Akamasoa nous luttons contre tout ce qui n’est pas vrai et malheureusement les tentations sont toujours plus fortes pour eux : la vie et l’argent facile, le mensonge et les apparences…

Mais ce combat continuera longtemps encore, nous le savons. Nous n’avons pas peur. Il nous faudra toujours et partout dénoncer l’injustice, le mensonge et l’hypocrisie. Nos jeunes ont besoin de nous et de vous, chers amis bienfaiteurs du monde entier. Nous travaillons dur, et parce que nous travaillons sans relâche, nous vous demandons de continuer, vous aussi, à nous accompagner encore pour cette année qui commence.

Bonne et heureuse année 2020,

Très fraternellement ».

Père Pedro

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