Le Père Pedro honoré par la Ligue Universelle du Bien Public

Publié le par Vendée-Akamasoa

DSC06309Samedi 22 septembre 2012, le Père Pedro a reçu le diplôme de la médaille d’Or décerné par la Ligue Universelle du Bien Public. Cette prestigieuse distinction lui a été remise à la Maison d’Education de la Légion d’Honneur, à Saint Denis (région parisienne), pour son action et son dévouement au service des plus démunis. Une cérémonie à laquelle participait, notamment, Patrick Boonefaes, président de l’association Vendée-Akamasoa, ou encore Jacqueline Roy, de Palluau (Vendée), vice-présidente du conseil général vendéen. C’est la plus haute distinction de la Ligue, parmi quatre médailles : Argent, Argent avec Palme, Argent avec Couronne et Or.

DSC06323-copie-1Pedro Pablo Opeka est né le 29 Juin 1948 en Argentine, à San Martin, une banlieue de Buenos Aires, de parents réfugiés slovènes. Il apprend très tôt le métier de maçon avec son père, lui-même maçon. À 15 ans, Pedro rêve de devenir prêtre et entre au séminaire chez les Pères Lazaristes, et à 20 ans, le jeune homme part approfondir sa formation à Ljubljana, en Slovénie, la terre originelle de ses parents, avant de rejoindre Madagascar en 1970, pour y travailler comme maçon, dans les paroisses Lazaristes.

DSC06331Il n’en repartira plus vraiment. Pedro sent naître au fond de lui une vocation de missionnaire, et il revient terminer ses études à l’Institut Catholique de Paris, où il rencontre la communauté de Taizé et voyage dans toute l’Europe. Le 28 septembre 1975, le Père Pedro est ordonné à Buenos Aires et nommé curé dans une paroisse rurale du sud-est de Madagascar : Vangaindrano. En 1989, il revient à Tananarive, la capitale malgache, pour diriger un séminaire : « Une autre vie commence pour le Père Pedro qui ne peut rester insensible à la misère des milliers de sans-abri de la capitale malgache vivant dans des conditions révoltantes, dans la rue ou sur des décharges d’ordures. », rappelle la Ligue Universelle de Bien Public. « Il crée alors des liens de confiance et d’amitié avec ces pauvres en vivant auprès d’eux et décide de leur redonner espoir et dignité avec un travail et un toit. C’est là que va naître en Octobre 1989, l'association Akamasoa. »

DSC06332Aujourd’hui, grâce à la volonté du Père Pedro et au courage de toute une équipe, composée de 424 collaborateurs tous malgaches, mais grâce aussi à la générosité de beaucoup d'hommes et de femmes à travers le monde, 18 villages Akamasoa ont pu voir le jour et sauver un nombre considérable d'enfants, de parents ou de personnes âgées d’une véritable pauvreté. En plus de 20 ans, près de 300.000 personnes sont passées dans ces villages et ont été aidées et plus de 16.000 d’entre elles y vivent et y habitent.

DSC06343.JPGLa Ligue du Bien Public fut définitivement fondée en 1464 par Charles le Téméraire sous forme de Confédération afin de contraindre le roi Louis XI, tracassier et brouillon, à modifier son attitude vis-à-vis de ses sujets. Au cours de son histoire, la Ligue a connu des hauts et des bas, mais a toujours su se reconstruire pour faire taire les abus, les injustices que les royautés et pouvoirs successifs engendrèrent. Après être devenue Ligue Républicaine du Bien Public en 1932 sous forme d’association loi 1901, elle s’appelle Ligue Universelle du Bien Public sous l’égide de Paul Orsini en 1947. La Ligue Universelle du Bien Public est reconnue d’intérêt général et rattachée à l’O.N.U. au titre d’Organisation Non Gouvernementale, Comité France, et ce depuis la création des ONG/ONU en 1949. Elle est reconnue par l’UNESCO de par sa légitimité et son oeuvre, au même titre que ATD Quart Monde, UNICEF, etc.

À l’image du Père Pedro, de nombreuses personnalités religieuses ou civiles se sont vues décerner cette distinction, comme par exemple l’abbé Pierre (fondateur du mouvement Emmaüs), Mgr Germain (Evêque de l’Eglise Orthodoxe), Neil Amstrong et Edwin Aldrin (cosmonautes), Raoul Follereau, l’artiste Joséphine Baker (très engagée auprès des enfants de toutes origines, résistante, et engagée auprès de la Croix-Rouge), ou encore le colonel Rémy (résistant et écrivain). Et bien d'autres.

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