Attaque à main armée à Akamasoa : Mgr di Falco dénonce l'impensable dans les médias

Publié le par Vendée-Akamasoa

Dans sa chronique du 27 septembre 2012 sur la chaîne de télévision KTO, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque du Diocèse de Gap et d'Embrun (Hautes-Alpes), a présenté l’action du Père Pedro et l’impensable qui vient d’arriver à Akamasoa !

Cette chronique est également diffusée le dimanche sur le site du journal "Le Point", mais aussi, comme les liens qui soudent Mgr di Falco au Père Pedro le montrent, sur le site Internet du Diocèse de Gap et d'Embrun (c'est ICI).

Vous allez pouvoir découvrir cette chronique en forme de "coup de gueule" du Père di Falco, à la fin de cet article, en VIDÉO, CI-DESSOUS...

Mais avant de la visionner, retour sur les détails d'une triste affaire qui a provoqué l'indignation du Père di Falco, entre autres personnes au courant de cet incroyable fait divers ! Samedi 18 août dernier, le Père Pedro, indigné, envoyait un mail à Mgr Jean-Michel di Falco Léandri. Le voici (repris du site Internet du Diocèse de Gap et d'Embrun) :

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« Cher Mgr Jean-Michel !

Cette nuit très tôt, vers 1 heure 15 minutes du matin, un groupe de 10 hommes, portant des habits de militaires, ont attaqué notre Centre dans la Cité Akamasoa à Andralanitra !

Ils étaient armés de Kalachs et de pistolets automatiques ! Ils ont vite réduit nos gardiens à côté du bureau, notre siège social !

Ils ont forcé nos gardiens de leur dire où est l’argent du payement ! Ils ne répondaient pas, et les malfaiteurs les frappaient fortement sur la tête !

À ce moment j’ai été réveillé par les cris d’un de nos gardiens qui criait de toutes ses forces « au secours » pour nous prévenir de l’attaque !

Ensuite ils leur ont demandé où était la maison du père et la maison de la présidente Akamasoa ! Mais les gardiens n’ont rien révélé en leur disant qu’ils n’étaient que de simples gardiens ne sachant pas où étaient nos maisons !

Les coups ont continué à s’abattre sur la tête de nos gardiens ! En même temps les voleurs lançaient des rafales en l’air avec les Kalachs, pour faire peur et leur démontrer qu’ils étaient décidés à faire du mal !

Le principal gardien Mamy, leur a dit : « Allons, montons vers le haut de la Cité, vers l’école qui se situe à l’Est du Village, c ‘est là que vivent les responsables. » C’était pour éloigner les assaillants de la proximité de nos maisons et du bureau d’Akamasoa où nous avions déposé la veille la paye à partager à nos milliers d’ouvriers ce samedi matin ! C’était pour pouvoir s’échapper.

Dès qu’une porte s’ouvrait dans le Village les malfaiteurs menaçaient de tirer avec leur armes ! Arrivant dans l’enceinte de l’école, nos gardiens, connaissant le milieu et le terrain, ont pu s’enfuir !

Pendant ce temps nous avons appelé la Gendarmerie la plus proche, qui est venue 20 minutes plus tard, mais les brigands s’étaient déjà échappés !

Le Village de Manatenasoa, qui avait entendu les tirs et les rafales et avait été informé par téléphone par nos responsables que c’était bel et bien une attaque à Akamasoa, avaient fait sonner les cloches, qui ont réveillé tout le Peuple d’Akamasoa, qui est venu en courant nous porter secours ! Il y avait des femmes qui ont pris leurs outils de travail de carrière, leurs masses pour défendre nos vies et nos biens !

Également les hommes et femmes qui étaient en train de trier les déchets à cette heure-là dans la décharge sont venus en courant pour nous aider !

On a vu une très grande solidarité du Peuple d’Akamasoa dans cette nouvelle attaque, qui est déjà la quatrième que nous subissons avec des armes de guerres en vingt-trois ans de service aux pauvres!

Nos quatre gardiens, tous très blessés, ont été emmenés à l’hôpital. Ils ont pu sortir une fois qu’on a cousu et soigné leurs blessures !

Cela prouve encore une fois combien nous travaillons dans un milieu très dangereux et sans sécurité ! Nous devons reprendre notre sécurité en main, bien sûr, nous demanderons à la Police et à la Gendarmerie de nous protéger face à des armes de feu ! Le peuple Akamasoa va veiller avec une plus grande conviction et force toutes les nuits malgré le travail fatiguant de la journée !

Notre travail et nos vies sont dans les mains du Bon Dieu !

Demain, dimanche, nous allons rendre grâce à Dieu de nous avoir protégés !

En union de prières !

Père Pedro »

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Réponse alors de Mgr di Falco au Père Pedro, bien avant que sa chronique d'aujourd'hui ne dénonce l'inacceptable dans les médias :

« Je suis bouleversé par ce que tu me dis. Quelle violence ! Pourquoi s’en prendre ainsi aux plus pauvres et à ceux qui consacrent leur vie à leur venir en aide ? Merci de m’avoir fait partager votre peine. Une raison de plus pour venir vous voir dès que possible ».

Pour lancer la vidéo, cliquez sur la flèche à gauche...

À l’émission « Vivement dimanche » en mars 2010, au moment du lancement du premier album du groupe « Les Prêtres », Mgr Jean-Michel di Falco Léandri avait présenté le père Pedro et son action auprès des enfants malgaches, au grand public, dans l'émission animée par Michel Drucker.

62.jpgUn an plus tard, en mars 2011, Mgr di Falco et « Les Prêtres » s’étaient rendus ensemble sur place, à Akamasoa (photo ci-contre et ci-dessous, ©Diocèse de Gap et d'Embrun, reproduction interdite). Et dernièrement, une école vient d’y être construite grâce au don conséquent remis par « Les Prêtres » au Père Pedro, grâce à la vente de leur célèbre album.

Cette fois, c'est la voix de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri qui s'élève pour dénoncer et combattre l'impensable !

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